Libre...

Posted by Ddo (Verdun, France) on 6 September 2015 in Animal & Insect and Portfolio.

Quelque part en Bretagne....été 2015

Je profite de mon post pour partager avec vous ces mots lus par hasard ce matin sur fb mais auxquels j'adhere totalement.


L’OUBLI DE NOTRE FAIBLESSE
« Naître quelque part est toujours un hasard » dit la chanson de Maxime Le Forestier.
Les migrants qui fuient leur pays d’origine sombré dans le chaos, en cherchant sur terre un lieu pour vivre, travailler et aimer, nous rappellent la fragilité de notre naissance. Ils interrogent notre identité. Ils nous disent : « ce pourrait-être toi à ma place ». Ce que tant de gens ne veulent pas entendre…
Depuis hier, une photographie bouleverse pourtant les cœurs du monde entier, celle du petit Aylan Kurdi, trois ans, dont le cadavre a échoué sur la plage de Bodrum. Tendre, frais, mignon, il incarne l’enfant qu’on veut protéger, prendre dans ses bras, conduire à son avenir. Hélas, il n’aura d’avenir que sa tombe, sur laquelle ni sa mère ni son frère ne le pleureront car ils ont aussi péri durant le naufrage. Seul le père a survécu, inconsolable, dévoré à jamais par la tragédie de son impuissance.
Je ne suis pas choqué que cette image ait circulé – quoiqu’il y ait là transgression de la règle voulant qu’on ne montre pas les cadavres. Ce qui me choque, ce sont bien plutôt les évènements à l’origine du drame, la violence qui sévit au Moyen Orient, les vols, les viols et les massacres qui poussent des familles à embarquer sur une coquille de noix. Quand les Etats de droit réagiront-ils ?
L’image d’Aylan incite également les nations à réfléchir à l’hospitalité, cette vertu ancienne qui fut pratiquée par nos ancêtres durant des siècles. Autrefois, on se faisait un devoir d’accueillir le voyageur, le fuyard, le banni. Non, il ne s’agissait pas de pure bonté, plutôt de solidarité, c’est-à-dire d’intérêt bien compris : personne n’était sot au point de croire qu’il vivait dans un monde suffisamment solide, juste, stable, pour maintenir la paix et l’équité. Inquiets, nos ancêtres se doutaient qu’un jour ils prendraient peut-être la place de l’homme précaire… Ils prenaient donc soin de celui-ci en comptant que lui et son semblable prendraient plus tard soin d’eux.
Avons-nous perdu la mémoire ? Sommes-nous à ce point ignorants de l’Histoire ? Où avons-nous puisé l’illusion que nous vivons dans un monde solide comme un roc ? Où avons nous puisé l’illusion que nous échapperons toujours aux massacres, aux tueries, à l’arbitraire, à la force barbare ?
Cette illusion nous rend égoïstes, suspicieux envers celui qui vient d’ailleurs – il nous dérange au lieu de nous mobiliser ! Cette illusion entame notre humanité.
Restons lucides.
Ce n’est que dans le sentiment de notre fragilité que nous trouverons la force de tendre la main à celui qui est encore plus fragile.
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Un coup de coeur, une rencontre, un paysage, entre campagne et villes, voici pèle mêle les multiples facettes de mon quotidien .
A crush, a meeting, a landscape, between countryside and cities, here are mixed the many facets of my everyday life

oiseau

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